Jean Chesnel Jean

Lorsqu’il parle de son entreprise, Jean Chesnel Jean se montre très déterminé à maximiser les profits pour lui-même, ses actionnaires et son personnel. Mais plus que cela, il veut s’établir en Haïti comme l’un des leaders mondiaux de la production de cacao.

Jean est convaincu que la recherche scientifique peut conduire au succès.  Aussi, après avoir complété ses études en Belgique, il se mit à identifier les différents types de fèves de cacao présentes en Haïti, de sorte à trouver les méthodes appropriées pour mieux les cultiver.  Dans un second temps, il espère se mettre en position de négocier avec les plus grands chocolatiers dans le monde, sachant que pour eux, connaitre le type de cacao est essentiel. C’est ce qui assure une saveur consistante, d’ailleurs.

Ayitika, qui veut dire en français « Haïti est capable »,  emploie à temps plein 9 personnes. Ajouté à cela, Jean envoie des planteurs recevoir des formations techniques au Costa Rica, tandis que des étudiants fréquentent la compagnie basée à Torbeck, afin de faire des expériences pratiques. De plus, il collabore avec un expert cubain en greffage et micro greffage et dont les méthodes permettent de récolter au bout de 18 mois les fèves de cacao, au lieu des 5 années habituellement prises.

Chaque cacaoyer produit 30 à 40 fèves, soit 1,3 kg de cacao par saison ; un volume que Jean veut manifestement augmenter. Entre autres, il vend régulièrement quelques 50,000 plantules à des producteurs indépendants, qui paient aussi pour être formés sur les meilleures méthodes de culture.

Demandez à Jean ce dont il le plus fier, et  il vous parlera de son travail d’identification et de sélection de cabosses de cacao. « J’ai réalisé ce que le gouvernement aurait dû faire depuis longtemps: être en mesure d’identifier les différentes variétés et saveurs garantira à Haïti une place sur la carte mondiale de la production du cacao ».